vendredi 17 mai 2013

ACHATS EN LIGNE...


Petit  à petit, nous poursuivons la mise en place du système d’achat en ligne de nos ouvrages, via Paypal. Vous êtes de plus en plus nombreux à utiliser ce service et nous vous en remercions.

Parmi les derniers ouvrages ajoutés, vous pouvez trouver tous les numéros de la revue Incognita, ainsi que des livres de Monique et Alain Bry, d’Athali, Luc Vidal, Pascal Derval, Geneviève Koevoets, Henri Philibert, Dominique Gaultier, Grégoire Parville, Piero de la Luna, Jean-David Lemarié, Michel L’Hostis, Pierre Leenhardt, Guy Grandjean, pascal Pratz, Gilbert Conan, et même du dalaï-Lama.

Retrouvez-les sur nos pages « Livres » et « Revues »

PETIT RAPPEL...

Le livre du Dalaï-Lama Liberté pour le Tibet est toujours disponible, et peut maintenant être acheté via Paypal.

Ce recueil de discours vient raviver et actualiser un combat politique, diplomatique et spirituel dont l'enjeu est, notamment, la survie d'une culture originale, unique et indispensable à l'Humanité toute entière.

Les graves émeutes de mars 2008, à Lhassa, ont en effet remis en lumière, malgré les autorités de Pékin, l'oppression subie par le peuple tibétain.

Peuple bâillonné depuis l'occupation par les troupes de Mao en 1950, sans cesse attaqué et spolié, sa résistance - incarnée par la figure de son chef spirituel et temporel - est toujours vivace. Plusieurs données ont cependant modifié cette conquête de l'autonomie par la non-violence prônée par le Dalaï-Lama : l'opinion publique mondiale, l'accession de la Chine au rang de grande puissance économique, la radicalisation d'une partie de la jeunesse tibétaine...

Une co-édition Le Petit Véhicule/L'Arganier

VIVE EMILE MOUETTE !

Belle journée en perspective. L'occasion de découvrir ou redécouvrir ce drôle de bonhomme qu'était Emile Mouette.

Parmi les intervenants du colloque, retrouvez Luc Vidal et Stéphane Beau.


Et n'oubliez pas le livre !







Cliquez sur la couverture pour lire le "vient de paraître"

vendredi 10 mai 2013

ON PARLE DU FILM CADOU...


Quelques joli mots, sur le film
René Guy Cadou ou les visages de la solitude

Un film sur René Guy Cadou

Les films sur les poètes sont rares et méritent que nous nous y attardions. Après Cristina Moura qui nous avait présenté un documentaire consacré au poète brésilien Manoel de Barros, c'est au tour de Jacqueline Luthereau de nous parler de cette nouvelle création audiovisuelle concernant René Guy Cadou.

Après le visionnage du DVD, d’abord un film ; René Guy Cadou ou les visages de la solitude réalisé par Emilien Awada, sur un scenario de Luc Vidal avec les voix de M. Lonsdale et R. Martin, je donnerais volontiers une lecture butinante, gorgée comme l’abeille d’images d’eau, de mer noyée dans un ciel moiré, à peine bleuté, mandala lumineux, d’eau qui s'écoule dans le marais de la Brière, sans doute, mais qui reflète l’immobilité de l’arbre sur la berge ou le tremblement de l’herbe. Jeu des reflets qui fascinait le poète nous dit Hélène gardienne de sa voie(x). Sur ces images, on entend les textes de René Guy Cadou, on découvre les lignes écrites. En alternance, des souvenirs de poètes. C.Bulting, C. Moncelet, Bruno Doucey, passionnants, esquissent un portrait de Cadou ou plutôt une trajectoire fulgurante par sa brièveté.
Entré en poésie dans le village de Rochefort-sur-Loire, où il connaît l’effervescence de l’amitié, le partage de l’expérience poétique, l’amour d’Hélène, il se retire ensuite à Louisfert . « La poésie s’est mise à bouger dans le sens des feuilles ». Ode à son territoire : « Brière, mes limons de jeunesse ».
 Hélène nous le décrit « rieur  et railleur », « en plein dedans et dehors », « bouleversé et joyeux », « il avait le don de mettre de l’harmonie dans la destruction et le ravage ». Bruno Doucey  précise qu’il n’était d’aucune école, il avait pourtant inventé le terme de sur-romantisme qui prônait le retour du lyrique sans oublier la liberté des images impulsée par le surréalisme. Il dit aussi « le poète se fait corps creux pour accueillir la rumeur du monde ». A Louisfert, Cadou accueille l’événement, prend des notes et le soir écrit des poèmes. Il est instituteur un homme parmi les hommes. Hélène le dit très laïc et très chrétien ; « il avait dans une poche la médaille de Saint Benoît offerte par Max Jacob et dans l’autre la carte du Parti communiste français. Dans le monde rural très clérical de l’avant guerre, il convertit les plus hostiles à l’école laïque par son humanisme, sa chaleur humaine. Il n’est pas un poète de la Résistance mais alors que les poètes étaient conspués par les pétainistes, écrire de la poésie était sa manière de résister.
Suivent ensuite des interviews qui éclairent sa formation, sa foi, les peintres et les poètes qui l’ont accompagné. Bruno Doucey évoque le rôle de Pierre Seghers qui accepte de publier son dernier ouvrage, le plus abouti, Hélène ou le règne végétal tandis que Gallimard ne cesse de lanterner.
Les témoignages sont intéressants, le montage réussi. A voir absolument… 
                                                                                                         
Jacqueline Luthereau

Article original à lire sur  L'OISEAU DE FEU DU GARLABAN

mercredi 1 mai 2013

LUC VIDAL A BELLE ILE...


Luc VIDAL est invité par la librairie Liber & Co. Il remercie Bénédicte et Jean-Pierre, les maîtres du lieu !


Librairie LIBER & CO
Livres et Compagnie

Samedi 4 mai à 19h

CAFE LITTERAIRE
Poésie, la vie entière

René Guy Cadou
ou les visages de solitude
Un film d’ Emilien Awada

Soirée
animée par Luc Vidal,
scénariste du film,
poète, écrivain et fondateur
des Editions du Petit Véhicule.

*Possibilité de dîner pour ceux qui le souhaitent.
Renseignements, inscription et réservation (dîner) à la librairie

Librairie LIBER & CO- Café littéraire
10h-13h et 17h-20h
2, rue des Remparts - Le Palais - A côté de l’hôtel Vauban
02 97 31 82 41 www.liberandco.com

*
Je t'atteindrai Hélène

À travers les prairies
À travers les matins de gel et de lumière
Sous la peau des vergers
Dans la cage de pierre
Où ton épaule fait son nid

Tu es de tous les jours
L'inquiète la dormante
Sur mes yeux
Tes deux mains sont des errantes
À ce front transparent
On reconnaît l'été
Et lorsqu'il me suffit de savoir ton passé
Les herbes les gibiers les fleuves me répondent

Sans t'avoir jamais vue
Je t'appelais déjà
Chaque feuille en tombant
Me rappelait ton pas
La vague qui s'ouvrait
Recréait ton visage
Et tu étais l'auberge
Aux portes des villages.

(René Guy Cadou, La vie rêvée, 1944)